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Les Syndicalistes haïtiens du Commerce
Un groupe du Travail haïtien méritant la solidarité internationale est le CTH. Dans sa forme précédente, en 1959, le syndicat fut fonde durant la dictature de « Papa Doc» Duvalier et reste un des syndicats les plus renommés d'Haïti.
Pendant que beaucoup de syndicats d'Haïti sont devenus prochement liés aux agences de subventions étrangères, CTH a promu un agenda de souveraineté, protestant contre les politiques néoliberales de privatisation. CTH a promu largement les Droits du Travail, pour l'emploi au sein des secteurs ruraux et urbains. Organisant selon un modèle progressif et collectif , ses fédérations couvrent l'éducation, le transport, les ports, l'industrie du vêtement, le travail artisanal et le secteur informel. La Confédération est aussi impliquée dans les programmes du développement économique, de même que des programmes d'alphabétisation et de santé. Il fait état d'une adhésion totale de 110.000 personnes.

Une délégation du Travail récente aux bureaux CTH de Port-au-Prince a vu des centaines de jeunes engagés dans les cours de langue. La Confédération, dont deux bureaux á Port-au-Prince, est présente avec des bureaux dans tous les dix départements d'Haïti . CTH est membre du CLAT régional (La Central Latinomericana de Trabajadores), CTC (Consejo de Trabajadores del Caribe), et ITUC (la Confédération de l'Union de Commerce internationale).
Dans un entretien durant la période intérimaire, le Secrétaire Général CTH Paul « Loulou » Chéry a expliqué: « c'est une crise sans précédent. Notre population n'a pas connu une situation aussi grave depuis la naissance du pays… La majorité de la population a été plongée dans la misère, et l'exclusion. Au niveau des ouvriers, c'est le désespoir, comme il n'y a pas pratiquement d'emploi. Il y a, peut-être, 15% de la population qui véritablement est employée […] De nos jours, le gouvernement DE facto se livre á une chasse aux sorcières. Ils créent une situation de terreur, une situation de crainte, de répression systématique. Cette répression a eu pour résultat le meurtre de milliers de gens depuis le passage au coup d'état ».
Les organisateurs CTH décrivent comment les conditions de travail se sont détériorées rapidement après le coup d'état en 2004, qui a renversé le Président Aristide. Des centaines de leurs ouvriers ont été persécutés, jetés en prison et des milliers d'ouvriers du secteur public ont été débauchés des emplois de l'Etat. Beaucoup d'ouvriers dans les fédérations CTH ont vu leurs véhicules et leurs lieux de travail ciblés par des pyromanes, des factions d'ex-militaristes et d'opposition anti-gouvernementale. Peu après le coup d'état, Chéry a fait face á une escouade de mort entrée dans sa maison, qui l'ont menacé de mort.
Avant le coup d'état, ils expliquent que l'embargo sur l'aide internationale contre le gouvernement élu a aussi créé le déclin économique, repoussant les investisseurs et nuisant á la capacité du gouvernement á réaliser ses promesses. Mais le gouvernement élu d'Aristide, observent-ils, même sous ces conditions, a soutenu une augmentation du salaire minimum et divers programmes profitant aux ouvriers urbains pauvres. Aujourd'hui, ils maintiennent leur indépendance de tout parti politique , mais décrivent le respect pour la démocratie comme une nécessité. Ils décrivent comment ils ont refusé de joindre le Groupe de la Campagne 184 , dans lequel des groupes du Travail soutenus par des subventions étrangères ont coopéré avec une vaste campagne de déstabilisation
Les ouvriers CTH veulent un pays fonctionnel, dans lequel ils peuvent s'organiser et améliorer leurs vies. Dan Beeton a résumé pourquoi les citoyens des Etats-Unis doivent soutenir les efforts continus d'organisation des syndicalistes haïtiens du commerce:
« À travers l'histoire d'Haïti, les Etats-Unis ont été d'habitude un mauvais voisin, envahissant et occupant le pays à plusieurs reprises, érigeant des dictateurs, et parfois bloquant l'assistance économique au pays. Nombres de prescriptions politiques économiquement endommageantes sont provenues egalement de Washington, y compris la privatisation d'industries d'Etat et la promotion de zones de traitement d'exportation qui entravent le développement de l'industrie haïtienne et produisent peu de Revenu…Considérant l'histoire des relations des Etats-Unis avec Haïti, les Américainsse doivent de soutenirle droit des haïtiens á organiser des syndicats du Commerce indépendants et ádé fendre uine politique qui encouragera un Développement réel et durable».
Ginette Apollon, á la tête de la Commission des Femmes CTH, Paul « Loulou » Chéry, Secrétaire Général CTH, et Euvonie George-Auguste, une dirigeante des Droits des Femmes Haïtiennes, et activiste, feront une tournee au Canada en Mai et Juin 2007. CTH a lancé récemment un site web à
haitilabor.org
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